Dernière mise à jour le 4 janvier 2024
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Aller à la page Mares de Hwange phase I (2010-2011, archive)
Projet soutenu par la fondation
Le PAL Nature
Téléchargements:
- rapport de présentation du projet (mai 2010, 1Mo).
- carte détaillée du parc national .
- carte du Zimbabwe .
- note récapitulative du projet (19 août 2010).
- rapport de présentation de la phase II du projet - Adoptez une mare au Zimbabwe ! - (Nov 2011, 1.6Mo)
- diaporama de la conférence "Une mare pour les éléphants au Zimbabwe" donnée au festival du film Nature et Environnement de la FRAPNA Isère le 2 décembre 2011.
Visitez le Blogspot de Steve Long, naturaliste de
BHEJANE TRUST (en anglais).
Septembre 2012
Le Parc National de Hwange au Zimbabwe est en danger. Dans un pays dont l’économie est effondrée, il n’a plus de ressource et l'administration du parc connaît d’extrêmes difficultés pour assumer les tâches de gestion qui lui incombent, et surtout la préservation de son environnement et de sa faune. Des associations constituées en collectif essaient de sauvegarder sa biodiversité. Plusieurs espèces de mammifères en danger de disparition sur la liste rouge de l’UICN sont présentes dans le parc:
- Rhinocéros noir (classement UICN : CR, en danger critique d'extinction)
- Lycaon (classement UICN : EN, en grand danger)
- Guépard, Lion (classement UICN : VU, vulnerable)
Et plusieurs autres sont vulnérables.
Le projet décrit dans ce site s'adresse à cette question.
A SPECIAL TRIBUTE
By Stephen Long
Résumé du projet
Depuis 2011 un partenariat entre les associations Le Pic Vert et la fondation Le Pal Nature en France, et Bhejane Trust au Zimbabwe, a permis d'installer entre 2011 et 2023, 13 pompes solaires qui alimentent autant de mares du parc avec un volume d'environ 20000 à 30000 litres d'eau par jour pendant les 8 mois de la saison sèche d'avril à novembre, soit environ 5 millions de litres d'eau par pompe et par an, sur un périmètre qui couvre environ 1500 km2, soit approximativement 1/10ème de la superficie du parc national.
Cette ressource en eau permet à toute une population animale de survivre pendant la période difficile de la saison sèche à partir de juillet-août lorsque les mares naturelles du parc sont toutes totalement asséchées, jusqu'à l'arrivée des premières pluies vers la mi novembre en année normale. Cette saison sèche étant de plus en plus en plus sèche et tendant à s'allonger, du fait du changement climatique.
Grand comme deux départements français, ou la moitié de la Belgique, L'immense parc de 14000 km2 héberge aussi au moins 30000 éléphants. C'est un magnifique sanctuaire de biodiversité pour la faune d'Afrique australe, un des plus riches d'Afrique. Au total 107 espèces de mammifères et 433 espèces d’oiseaux y sont présentes dont certaines parmi ces dernières sont endémiques des biomes régionaux. Mais pendant la saison sèche les mares naturelles du parc doivent être approvisionnées par pompage des nappes aquifères pour abreuver les animaux. L’assèchement total des mares pendant l’année 2005 a été une tragédie au cours de laquelle des milliers d’animaux sont morts de soif.
Les nappes aquifères du parc sont en général abondantes et approvisionnées annuellement par la saison des pluies. Une grande partie de la géologie du parc est constituée d'une couche de sables du Kalahari de 70 m d'épaisseur environ, reposant sur un socle rocheux volcaniques ancien, qui constitue un réservoir d'eau idéal et inépuisable dans un contexte climatique où la pluviosité de la saison humide n'est pas menacée.
La carte montre la distribution géographique des 13 sites déjà équipés par le partenariat au 31 décembre 2023.
du partenariat en Juin 2011.
déverse dans l'abreuvoir de la
mare Baobab en avril 2013.
Introduction historique:
Après le succès de la phase I du projet qui a vu l'installation - novatrice pour le parc - financée par la fondation Le Pal Nature d'une première pompe solaire sur la mare de Bumboosie-South (pompe #1) et sa mise en œuvre en juin 2011, Le Pic Vert en accord avec ses partenaires de Bhejane Trust au Zimbabwe, a décidé de lancer l'opération "ADOPTEZ UNE MARE AU ZIMBABWE !" avec un projet multi-mares.
Cette première phase nous a appris le chemin critique pour faire aboutir un tel projet. Une fois ce parcours initiatique accompli et les embûches diverses identifiées et surmontées, l'aboutissement du projet et l'objectif fixé atteint, la voie était ouverte à son prolongement naturel: équiper d'autres mares.
Le succès de la première expérience sur cinq mois de fonctionnement de la pompe de Bumboosie-South au cours de la saison sèche 2011, a montré que le concept de l'ensemble de l'installation était robuste, tant du point de vue des conditions climatiques du fonctionnement que vis à vis de la cohabitation avec la faune locale, éléphants surtout, dévastateurs de canalisations, mais aussi hyènes mangeuses de câbles, etc... De ce dernier point de vue quelques incidents sérieux ont émaillé cette période, qui ne sont devenus des histoires drôles que bien après leur occurrence, mais qui montraient que la plus grande vigilance est de mise sur cette question et que quelques aménagements de sécurité renforcée étaient à envisager pour les installations futures..
Il y a actuellement (en 2011) dans le parc 64 mares équipées d'un pompage, dispersées dans son immensité, la plupart d'entre elles étant situées néanmoins dans la partie nord. Chaque mare est une île, arche de Noë, à la fois réserve et source précieus de vie, perdue au milieu de la brousse périphérique aride du désert du Kalahari. Chacun de ces sanctuaires de biodiversité est un trésor qu'il est vital de conserver.
Certaines de ces mares sont aujourd'hui équipées d'un pompage diesel vieux d'un demi siècle au moins. Une majorité est encore en fonctionnement. Mais tous ces pompages très anciens, sont vétustes, défaillants, polluants et ruineux lorsqu'ils fonctionnent encore. Une pompe diesel coûte en carburant de 600 à 900$US par mois. Une pompe solaire comme celle installée par le partenariat Le Pic Vert - Le Pal Nature sur la mare de Bumboosie-South n'est affectée d'aucun coût de fonctionnement.
Il faut savoir en outre que l'ouest du Zimbabwe est proche du désert du Kalahari, et que les saisons sèches y sont d'une redoutable aridité. Il peut ne pas tomber une goutte d'eau de la mi-mars à la mi-novembre. Et les perspectives du changement climatique pour cette région sont particulièrement sombres, avec des saisons sèches de plus en plus arides (démontré pour les décennies récentes par une équipe de recherche CNRS). Les mares naturelles abondées pendant la saison des pluies s'assèchent rapidement et il en résulte pour les années de sécheresse extrême des situations désastreuses pour la faune. Il en fût ainsi de la sécheresse de 2005 qui provoqua une tragique hécatombe.
En 2011 malgré l'action des associations (Friends of Hwange Trust, Dete Animal Rescue Trust, etc...) qui interviennent dans le parc, et leur grande réactivité, les effets combinés d'une vague de chaleur féroce en fin de saison sèche et d'un retard de la saison des pluies d'une dizaine de jours en novembre, ont provoqué la mort de faim et de soif de milliers. 70 carcasses d'éléphants trouvées le long des pistes, et donc beaucoup plus sur l'ensemble du parc (voir l'Echo des Mares).
Le partenaire principal du Pic Vert au Zimbabwe est BHEJANE TRUST (BT), association agréée par les autorités du parc, qui œuvre à la conservation du rhinocéros noir et à la défense de la biodiversité dans le parc.
La liste des mares à équiper dans la suite du projet est élaborée avec l'associations partenaire au Zimbabwe (BT), et les autorités du parc. Ces mares sont toutes situées dans le secteur de Sinamatella au nord du parc, ou dans les secteurs adjacents (Robins, Mtoa).
Les mares du partenariat Fondation Le Pal Nature - Le Pic Vert
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Ce pompage renforce l'approvisionnement en eau de la mare de Bumbusi (ou Bumboosie) South. Mais le debit reste insuffisant (~3,5 m3/j) et il semble que l'aquifère local soit épuisé.
Le partenariat cherche un site alternatif proche pour réinstaller le pompage. photos: La mare en eau. |
13 - Insiza, PN Kazuma (pompe #13, juillet 2023)
- forage à 26 m de profondeur, à 860 m de la mare (transport par pipe-line)
Photo: La mare remplie par le pompage, |
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Cette vaste dépression herbeuse (Grassy Depression) est une magnifique zone humide.
Elle héberge aussi la mare Tendele créée en 2018.
- profondeur du forage : 75 m photos: Vue générale du site et passereaux locaux: cordon bleu d'Angola (uraeginthus angolensis) et bruant à poitrine dorée (emberiza flaviventris). |
11 - Bumbumutsa (pompe #11, juillet 2021)
- profondeur du forage : 65 m Photos: les panneaux solaires et groupe d'éléphants à la mare. |
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La mare Tendele a été créée dans un site aussi appelé Grassy Depression (dépression herbeuse), zone humide favorable comme son nom l'indique.
- profondeur du forage : 75 m photos: Vue générale du site et girafe aux abords de la mare. |
9 - TSHONTANDA (pompe #9, avril 2019)
- profondeur du forage : 65 m Photos: les panneaux solaires et groupe d'éléphants à la mare. |
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6 - LUKOSI 1 (pompe #6, septembre 2016)
- profondeur du forage : 54 m photos: panneaux solaires et éléphants à la mare. |
7 - MAFA (Lukosi 2, pompe #7, septembre 2017)
- profondeur du forage : 65 m |
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4 - INYANTUE (pompe #4, mars 2015)
- profondeur du forage : 54 m - débit /jour: 20 m3 photos: panneaux solaires et éléphants à la mare. |
5 - DETEEMA (pompe #5, mars 2016)
Cette technique permet de mieux répartir la disponibilité de l'eau pour les éléphants qui viennent surtout le soir. Le forage est à 1km de la mare. Caractéristiques du pompage: - profondeur du forage : ** m - débit /jour: 20 m3 Photos: panneaux solaires et buffles à la mare. |
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2 - BAOBAB (pompe #2, avril 2013)
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3 - TSHOMPANI (pompe #3, septembre 2014)
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Mare historique. La première expérimentation d'une pompe solaire dans le parc.
A environ 25 km au sud-ouest du camp de Sinamatella.
Installée par les volontaires Planète-Urgence - Bhejane Trust. Aventure qui faillit être un naufrage à
cause d'une malfaçon de l'appareillage. Photos: Vue de la mare et éléphants à l'abreuvoir. |
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Une saison sèche 2023 dramatique dans le parc national de Hwange
Historiquement, la saison sèche de 2005 fut une tragédie qui a douloureusement marqué la mémoire des acteurs du parc, au cours de laquelle des milliers d'animaux sont morts d'inanition. Celle de 2012 fut semblable, peut-être un peu moins dévastatrice (illustrée en bas de cette page). Mais ces catastrophes ne font l'objet d'aucune évaluation précise de la mortalité de la faune du parc qu'elles engendrent.
La saison sèche de 2023 s'inscrira au nombre des années mortifères pour la faune de Hwange et plus généralement de cette région d'Afrique australe.
Il n'a pas plu ou très peu en quelques zones très localisées pendant 9 mois, de mars à novembre, avec des températures au-delà de 40° en septembre
et octobre.
Le réseau de mares maintenues en eau depuis dix ans par le partenariat a évidemment permis de limiter l'ampleur de la catastrophe dans le secteur
géographique concerné, mais les images terribles ci-dessous que nous ont envoyées nos amis du terrain parlent d'elles-même. Vous pouvez en consulter
Les détails descriptifs dans les
bulletins d'octobre et novembre de Bhejane Trust .
Pompe #13 - Insiza (Parc National de Kazuma), juillet 2023
Message de Trevor Lane qui rend compte de l'installation:
On the Kazuma water operation:
INSIZA PAN
1) Drilling
We drilled an initial borehole to 35m, but it had insufficient water and was salty so we stopped
Moved to a second site which was on the Depression and on the Kazuma aquifer (but quite distant from the pan). here we found good water at 9m and stopped drilling at 26m.
2) Solar Installation
Forster Irrigation came and installed a complete solar system, including panels, inverter, motor and pump
3) Pipeline
we dug a trench of 860m and laid a pipeline. This connected to the original pipeline from the poor-producing borehole, before going to the pan (both boreholes now pump
into the pan through the same pipeline)The total pipeline length is 1250m.
4) Results
This system has worked very well and from a mud puddle supplied by the old system, we now have a pan which has overflowed creating a small marsh (ideal for birds) and
we have seen elephant, roan, tsessebe, zebra, giraffe drinking here.
It was pumping at 37,000l per day but i have had to turn it down as the pan is over full.
TSESSEBE PAN
1) Drilling
As we still had money left on our drilling budget, we got the drilling rig to clean out an old borehole at Tsessebe Pan down to 66m. It had previously filled up with mud.
This was successfully cleaned out.
2) Solar Installation
Forster Irrigation came and installed a complete solar system, including panels, inverter, motor and pump.
3) Pipeline
as this borehole was only 3 m from the pan, we connected it and laid a foundation block to anchor the pipeline end.
4) Results
Initially pumping well and the pan was filling Then unfortunately, the borehole filled up again with mud - it appears the casing is broken down below.
5) Plan
We will have to re-drill this borehole, but this time in the aquifer as per Insiza Pan where there is unlimited water at a shallow depth, and then put in an
extended pipeline, This will be a relatively cheap operation as we know it will be a shallow boreholes, and we have all the solar installation in place and
will only have to move it.
Note : one of the solar systems installed was donated by another organisation.
Apologies again for failing to send this on time! Should you require any more information, please let me know
Thanks you again for a very valuable contribution which was just in time when considering this extended drought we are having
We appreciate your support
Regards
Trevor
Pompe #12 - Bumbusi-South 2, 2022
Le 16/01/2022 à 11:03, stephen@bhejanetrust.org a écrit :Obviously I'll try to keep you in the picture if we manage to get to Bumbusi South but for now we are not able to move very far off the main roads. One of our vehicles made it through to Inyantue via Baobab and Tshontanda last week and they found all the pumps in good order. Inyantue Dam and the pans at Tshontanda and Baobab are all full, the pumps are switched off and we probably won't go back out there for a month or two. Goodness knows when we will be able to access Tshompani and Grassy Pan - the road out there is apparently so flooded it has ducks swimming on it. Regards, Steve.
Pompe#11 - Bumbumutsa - juillet 2021 ,
On 01 Mar,2021, at 23:14, Michel Buénerd
In parallel I could produce a slideshow illustrating the various aspects of the project & park wildlife, that could be displayed in the same place
together with the videos. This is being discussed.
Please let me know.
How is the rainy season going ? any more floodings ?
Best regards,
Michel Buénerd
tel 0607048806
Pompe #10 - Grassy Pan - septembre 2020
Où l'on apprend que les méthodes des sourciers ne sont pas si mauvaises...
Next we need to drill and it is possible that the rig will be in this week then we will do Grassy Pan and Tshontanda. I'll keep you posted.
Regards,
Steve.
Le 05/10/2020 à 06:17, stephen@bhejanetrust.org a écrit :
Dear Michel,
I've attached a photographic report on last week's WEZ mammal census. We had a really nice count at Grassy Pan - not exciting but very enjoyable a
nd very satisfying. We have some frustrating times trying to keep the animals supplied with water but sometimes things just go well from the start -
and fittingly, pump number ten is one of those.
Regards,
Steve
21 décembre:
Hi Michel
A very big thanks to you for all your assistance, not only this year but over the last 10 or so years - one of our staunchest supporters!! !! Very much
appreciated and we look forward to working again together next year - hopefully see you out here!!??
Have a great Christmas and all the very best for the New Year - lets put 2020 behind us and see what 2021 brings!!
Stay safe and well
Thanks again and regards
Trevor
Pompe #9, avril 2019
Message de Steve Long du 14 décembre 2018 (traduit);J'ai joint quelques photos récentes de buffles à la mare Baobab en train de boire là-bas. Ils étaient tous debout ou allongés dans la mare quand nous sommes arrivés mais ils sont partis dès que nous avons essayé de nous approcher. Celui avec les cornes brisées semble être un sujet à éviter. Nous sommes restés dans la voiture !
Pompe #8, octobre 2018, mare Tendele (Grassy Depression):
Message de Steve Long du 15 juin 2018 (traduction M. Buénerd):
Cher Michel,
Quelques nouvelles du forage. Nous avons commencé à forer sur le nouveau site mercredi. Ils sont descendus à environ 60 m ce jour-là sans atteindre l'eau.
Hier, ils ont continué et se sont finalement arrêtés à 95 m. Il y avait de l'eau, mais pas assez, alors nous avons décidé de forer ailleurs. En fin de journée, ils étaient à 60 m dans le nouveau forage sans eau du tout. Je ne pouvais pas y aller aujourd'hui, alors Nick y est allé et il vient juste d'annoncer par radio qu'ils atteignaient 2500 litres par heure à 67 m et qu'ils foraient jusqu'à 75 m pour faire un puisard. Entre les deux trous, nous pourrions obtenir 3000 litres par heure, ce qui est une bonne nouvelle - nous sommes tous extrêmement soulagés!
Après avoir passé deux jours sur le site, j'en suis tombé amoureux. L'ambiance des travaux est bruyante et poussiéreuse, alors j'ai fait de longues promenades dans la région. La dépression herbeuse retient encore beaucoup d'eau et il y a beaucoup de petites mares, ainsi que les plus grandes non loin de là (Tshompani et Tendele). Au total, il s’agit d’une zone bien arrosée - et elle le sera encore plus dès que la pompe sera installée !
Pompe #7 - septembre 2017, mare Mafa sur le site Lukosi 2 :
le site de Lukosi 2 (mare Mapa).
du pompage.
Après le succès qu'a connu le programme au cours duquel 6 pompes solaire ont été installées dans la parc, le partenariat Le Pic Vert - Le Pal Nature a décidé de prolonger ce programme sans en fixer le terme. La faune du parc national de Hwange dans le secteur de Sinamatella est aujourd'hui prospère, et les pompes du partenariat ont joué un rôle déterminant dans cette prospérité.
La pompe #7 améliore la couverture géographique pour l'alimentation en eau du secteur de Sinamatella (voir la carte). La prospection à la recherche d'un site favorable pour cette mare a été facilitée par les éléphants du parc dont les traces convergeaient dans le secteur exploré vers une dépression au creux de laquelle il restait des traces de boue, que les pachydermes venaient creuser pour trouver un peu d'eau.
L'eau souterraine a été localisée à environ 60m par un sourcier local. Le forage du puits a été réalisé en septembre. Une pompe provisoire a été installée en attendant la mise en place du pompage définitif programmé pour fin octobre début novembre par l'entreprise commissionnée.
Projet drone - décembre 2016 :
En parallèle sur le projet Mares de Hwange la fondation Le Pal Nature a accepté de financer un nouveau projet envisagé par Bhejane Trust et Le Pic Vert. L'objectif est d'améliorer l'efficacité de l'action de conservation pour la protection du rhinocéros noir sur le terrain, et le suivi des populations et des mouvements de la faune sauvage, et le soutien aux parcs nationaux dans la lutte contre les braconniers d'éléphants. Pour cela le projet prévoit la création d'une unité de suivi de la faune et de surveillance anti braconnage sur le terrain, dont le moyen d'action sera un drone équipé d'une caméra haute résolution. L'instrument sera mis œuvre par un opérateur formé à sa manœuvre et embarqué sur un véhicule de terrain équipé de moyens radios. Cette unité est conçue pour être très réactive et très mobile, et déployée en permanence sur le terrain.
En outre, cet appareillage fournira une aide précieuse dans la lutte contre le braconnage de l'ivoire des éléphants et des autres espèces dans cette région du Zimbabwe.
La réalisation du projet ouvrira une ère nouvelle dans les activités de Bhejane Trust, avec un potentiel élevé de voir en outre de nouvelles perspectives apparaitre avec la mise en œuvre de ce puissant instrument d’exploration.
Aucun établissement public ou association du parc national de Hwange, ni des autres parcs de la région, n’est actuellement équipée d’un tel moyen d’exploration, de prévention, et d’étude. Cette nouvelle collaboration entre la fondation Le Pal Nature, l’association Le Pic Vert, et l’association Bhejane Trust apparait de nouveau comme un partenariat pionnier dont l’action innovante permettra peut-être une avancée majeure dans la protection de l’environnement et de la faune des parcs, comme cela a été le cas avec les pompes solaires du projet "Mares de Hwange" dont nous avons été les initiateurs de la technique dans le parc national de Hwange.
Le projet a été soumis en juillet 2016 et approuvé en septembre. Le drone a été livré à Victoria Falls en janvier 2017.
Depuis, il a été utilisé à titre expérimental pour divers programmes tels que:
- Suivi des nids de vautours et des nichées. Ce projet est en cours pour les vautours à dos blanc (Gyps Africanus).
- Projet Baobab : recensement et suivi de la population de baobabs, durement soumis à la pression des éléphants. Projet en phase d'évaluation.
- Appui au suivi des rhinocéros noirs dans le secteur de Sinamatella (IPZ, Intensive Protection Zone). Mais les rhinos s'effraient du ronronnement du drone autant que de l'odeur des pisteurs.
- Veille contre la reprise des feux de brousse. Fonction qui s'est révélée d'une grande utilité.
- Recherche des braconniers en provenance de Zambie sur les berges Zambèze, et autres cours d'eau.
- Recherche d'autres activités illégales dans le parc (production clandestine de charbon de bois).
- Cartographie de la végétation et lutte contre l'érosion des sols. Projet envisagé pour 2019.
Pompe #6, août 2016, mare de Lukosi :
à la mare Lukosi.
en novembre 2016
.
Il restait une mare à financer et à mettre en œuvre après Deteema au titre du présent programme. Or au début de l'année 2016 grâce à l'ensemble des dons individuels, le projet était riche d'un budget qui nous permettait d'envisager l'installation de la pompe #6, qui serait donc celle des donateurs individuels. Après les études de terrain et la concertation entre les différents acteurs du projet, c'est un site qui n'était pas une mare naturelle mais dont la topologie se prêtait à la création d'une mare artificielle, qui a été retenu. Ce site jouxte le lit de la rivière Lukosi et portera son nom.
L'installation a été réalisée en octobre 2016 par la même entreprise spécialisée qui avait installé le pompage de la mare Deteema au début de l'année, et avec laquelle une relation commerciale de confiance a été établie compte tenu de l'excellence de son travail et de ses compétences appréciées sur le terrain et de sa réactivité et disponibilité.
Il sera installé sur ce site comme sur les autres un panneau commémoratif de la donation avec la liste inclusive et nominative de tous les donateurs individuels du programme. Nous la mettrons sur cette page dès qu'elle sera prête.
Cette pompe était aussi la dernière du programme de 5 ans décidé en 2011.
Pompe #5, mars 2016, mare de Deteema :
L'étape pompe #4 ayant été couverte avec une belle célérité et en absence de toute complication administrative ou technique en recourant totalement aux ressources locales, nous avons pu aborder rapidement l'étape suivante.
Pompe #4, avril 2015, mare d'Inyantue :
La fondation Le Pal Nature nous ayant renouvelé sa confiance pour l'équipement d'une autre mare, c'est la mare artificielle de Inyantue à deux-trois heures de piste de Sinamatella qui a été élue pour recevoir cette quatrième pompe.
L'option commerciale pour la pompe n°4 a radicalement changé: nos partenaires de Bhejane Trust qui s'occupent aussi de la restauration du parc national Zambezi près de Victoria Falls, ont expérimenté une entreprise de Harare qui importe, commercialise et installe les pompes Lorentz (la marque de la pompe n°3) et ils en sont très contents et recommandent le recours à cette entreprise. Les avantages pour le projet sont considérables: avantage commercial avec le même appareillage installé sur le site clefs en main, pour un prix appréciablement inférieur à celui de la pompe n°3 achetée en France et exportée. En prime, dispense des procédures administratives d'exportation de France et d'importation au Zimbabwe et d'exemption de taxes dans les deux pays.
L'époque héroïque des premières pompes que nous installions dans des conditions épiques, à la sueur de nos fronts et au fin fond de la brousse torride et fascinante, est probablement révolue. Notre rôle se réduira désormais à assurer la sécurité de ce mode de croisière pour les étapes à venir, soit aux moins 2 pompes supplémentaires. Bon job de retraité. Ainsi va la vie. Au bonheur des éléphants.
Pompe #3 - avril 2014, mare de Tshompani :
Il ne pouvait être question de pompe n°3 tant que les deux unités déjà installées ne tournaient pas en mode de croisière. Cette condition était enfin remplie ce 23 octobre, et l'appel pour le financement de la troisième pompe du projet a été lancé le même jour. Nous avions perdu 6 mois. Il a aussi fallu changer de fournisseur, TENESOL devenu SUNPOWER ayant mis un terme à son activité pompes.
La fondation Le Pal Nature qui a généreusement financé les deux premières pompes, a décidé de nous maintenir sa confiance et de poursuivre l'aventure avec nous en finançant aussi la pompe n°3.
La saison des pluies 2012-2013 avait été particulièrement abondante et la saison sèche qui a suivi relativement clémente. Les pluie en 2013 sont arrivées vers le 15 novembre. Cette année-là la saison sèche a donc été moins dramatique que pour les deux années précédentes, avec une fin de saison exempte des tragédies antérieures.
Cette pompe équipe la mare de Tshompani dont la situation géographique permet de diminuer la pression des éléphants sur les mares déjà équipées de Bumboosie-South et Baobab ainsi que sur les autres mares du secteur (Tshumba, Masuma, ...). L'aquifère de cette mare a la réputation d'avoir un taux de recharge assez faible. L'ensemble sera donc sous surveillance étroite lors de sa mise en route et pendant la prochaine saison.
L'arrivée sur le site de Sinamatella a eu lieu prévu en avril (via Anvers, Durban, Bulawayo), après complétion de la procédure d'exemption de taxes au Zimbabwe. L'installation a finalement eu lieu le 23 septembre par l'équipe de Bhejane Trust, l'auteur de ces legs ayant été empêché de se rendre sur place.
Un don de 500€ a été voté cette année par le comité d'administration du Pic Vert pour aider au financement d'un forage pour l'alimentation en eau d'un parmi trois points d'eau dans le vallon (vlei) de Chamabondo du parc national Zambezi (proche de Hwange) à la restauration duquel l'association partenaire Bhejane Trust contribue, et qui a déjà retrouvé une partie de sa faune.
Calendrier:
- 7 janvier 2014: La pompe#3 du projet Mares de Hwange est commandée auprès de l'entreprise France-Photons qui commercialise les pompes Lorentz. Par chance il existe au Zimbabwe un représentant Lorentz qui installe et assure le SAV de ces pompes. L'affligeante absence de réactivité des représentants Grundfos en France nous a découragés d'examiner cette option au-delà des premiers contacts.
- 21 février 2014 : Expédition du chargement par France-Photons vers Bulawayo au zimbabwe via Anvers et Durban (voie maritime).
- Arrivée prévue à Bulawayo vers le 5 avril.
- Difficulté personnelle qui interdit au titulaire du site (MB) de se rendre sur place à court terme.
- Déroulement normal du projet sur place: réception du matériel, transport sur site, retards divers.
- 23 septembre: la pompe est installée par l'équipe de Bhejane Trust et alimente la mare.
Pompe #2, première étape de la phase II, 2012-2013 :
- Avril 2012 : Accord verbal d'Arnaud Bennet président de la fondation Le Pal Nature pour le financement de la seconde pompe.
- 7 avril 2013, 11h : l'eau pompée coule dans l'abreuvoir de la mare Baobab avec un débit impressionnant de l'ordre de 2 l/s. Baobab sera approvisionnée pendant la saison qui commence et toute la faune locale pourra s'abreuver et la petite zone humide attenante à la mare restera humide et l'écosystème qu'elle héberge restera vivant.
La suite de l'histoire est un peu compliquée, casse-tête cauchemardesque qui a duré 6 mois :
1 ) - La pompe installée en avril sur la mare Baobab (BB) et qui fonctionnait à merveille a été trouvée ensuite arrêtée avec une alarme de surintensité, et cela à plusieurs reprises. Steve pense qu'il en a été ainsi depuis le début. J'en suis moins sûr. Il est apparu que cette disjonction survenait le matin au démarrage de la pompe avec le premier soleil. Lorsqu'on redémarrait la pompe manuellement plus tard dans la journée avec plus de soleil et donc plus de puissance disponible, elle fonctionnait normalement. Mais la disjonction se reproduisait au démarrage le lendemain matin.
Il est apparu plus tard à la suite des tests que la défaillance venait de l'onduleur et pas du groupe moteur-pompe.
La conclusion était alors que les éléments défaillants étaient, d'une part l'onduleur de BB (2013, exact), et d'autre part la pompe de BS (2011) mais là on ne voyait pas comment c'était compréhensible (normal car faux, c'était le câblage du connecteur qui était calamiteux, comme ce type de connecteur d'ailleurs, j'en atteste (NDLR).
Steve prendra le temps pendant la saison des pluies de pratiquer des tests électriques sur l'onduleur défaillant pour essayer de faire un diagnostic et peut-être le faire réparer (en coordination avec le technicien SAV de Sunpower) ce qui nous permettrait d'avoir un onduleur de réserve.
Le 23 octobre 2012, les deux pompes du partenariat entre l'association Le Pic Vert et la fondation Le Pal Nature sur les mares de Bumboosie-South et Baobab étaient enfin à nouveau en fonction.
La mare de Bumboosie-S était à sec, c'est dire si les 20000 l/jour d'eau pompée ont été utiles utiles jusqu'à l'arrivée de la pluie (après la mi-novembre). Quant à Baobab, la fréquentation a été au plus haut pendant toute la saison comme mentionné plus haut.
Voilà. Nous avons mesuré la difficulté de mettre en œuvre des installations de technologie avancée en pleine brousse. Il y a matière à discussion et à réflexion sur la manière de pallier à ces difficultés qui vont nécessairement survenir à nouveau sous une forme ou sous une autre quand les 6 pompes du projet seront installées. Nous y travaillons et nous en parlerons.
Pompe #1, avril 2011 - mise à jour octobre 2018
La pompe historique du programme, qui fit l'objet de la phase I du programme, et fut la toute première installée dans des conditions où la catastrophe a été évitée de justesse (voir page phase I (2010-2011, archive) ) a connu des péripéties diverses. Elle n'a plus fonctionné pendant une période récente à cause d'une panne du moteur qui était spécifique du fournisseur (entreprise Tenesol, rachetée par SunPower qui a cessé cette activité).
Avec un don qui contribuera au financement de la pompe solaire qui équipera cette mare. Les mares seront attribuées par ordre de priorité selon le classement défini par le partenariat. Elle pourront faire l'objet d'un co-parrainage, plusieurs parrains se partageant le coût de l'équipement, et l'une d'entre elles pourrait être dévolue au parrainage des donateurs individuels.
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En adoptant une mare vous adopterez tous les animaux qui la fréquentent et qui viennent s'y abreuver quotidiennement, et dont elle est la seule garantie de survie pendant la seconde moitié de la saison sèche lorsque toutes les eaux de surface naturelles ont disparu et alors que la chaleur tropicale est à son comble pour plusieurs mois encore, mortelle trop souvent. Les éléphants, bien sûr, mais aussi les rhinocéros et les lycaons si gravement menacés, les girafes, zèbres, buffles, gnous, et les antilopes (impalas, koudous, hippotragues,...), et les lions, léopards, guépards, hyènes, chacals, et les phacochères, et les singes (babouins et patas), et les petits animaux (civettes, genettes, mangoustes, porc-épics, écureuils, etc..., ainsi qu'une foule de micro-mammifères), bref une majorité des 107 espèces de mammifères présentes dans le parc, sans oublier les espèces non migratrices d'oiseaux parmi les 433 présentes dans le parc. Tous menacés implacablement par l'aridité croissante des saisons sèches de ces régions. |
Consulter le rapport de présentation du projet phase II (2011) qui en décrit le détail et le contexte avec de nombreux liens et références.
Pour chaque don il vous sera adressé un reçu fiscal qui vous permettra de bénéficier d'une réduction d'impôt des deux tiers du montant du don. Ainsi il ne vous en coûtera au final que le tiers de la somme donnée, si vous êtes imposable.
Le Pic Vert se met en quatre pour vous faciliter le don. Vous pouvez donner via :
- chèque (à l'ordre du Pic Vert), à envoyer à Association Le Pic Vert, Lotissement Les parcs de la Sure, 100 rue du Parc de la Sure, 38500 Coublevie , en n'oubliant pas de préciser "projet Hwange" au dos du chèque.
L'association Le Pic Vert est agréée pour la protection de l’environnement en Isère au titre de l’article L141-1 du Code de l’Environnement et association éducative complémentaire de l'enseignement public. Elle est membre de France Nature Environnement (FNE) Isère.
- carte bancaire via le site internet du Pic Vert en précisant en commentaire "Projet Hwange".
- carte bancaire via la page HelloAsso du Pic Vert (en affectant votre don à "Projet Hwange").
Le montant collecté en août 2016 depuis le lancement de l'appel à dons le 16 mars 2010, s'élevait à 3900 euros. Une partie des fonds collectés avait déjà été utilisée pour l'équipement en outillage de nos partenaires de Bhejane Trust (ex DART) qui manquait cruellement de moyens techniques sur le terrain. La somme de 500$US avait aussi été affectée à l'augmentation de la capacité de pompage de la mare de Masuma, le plus fréquentée du secteur par les animaux de la brousse, et proche de l'assèchement total pendant la saison sèche 2011.
L'essentiel de ce budget a été utilisé en 2016 pour le financement de la pompe #6 sur la mare de Lukosi.
Télécharger le rapport complet de présentation du projet phase II
L'utilité de notre action apparaît lorsqu'on examine les conditions climatiques régionales. Depuis plusieurs années la saison sèche au Zimbabwe arrive chaque année un peu plus tard dans une nature totalement asséchée où toutes les ressources en eau de surface et en fourrage pour la faune sauvage herbivore sont épuisées depuis des semaines. Cette dérive saisonnière est conforme aux prédictions des climatologues. Le changement climatique fait s'accentuer le contraste saisonnier, s'allonger la saison sèche et diminuer la pluviosité pendant cette saison, et aussi pleuvoir plus pendant la saison des pluies (voir plus haut et rapport GIEC). Et une fois de plus ce sont les pays du Sud qui vont payer le plus lourd tribut à cette évolution que les pays du nord ont engendrée.
Les animaux meurent en masse pendant cette période de l'année. Ce phénomène annuel récurrent existait déjà auparavant, variable selon les années et l'aridité de la saison sèche, mais le changement climatique va le rendre encore plus difficile et dévastateur pour tout le monde animal sous ces latitudes. Et la surpopulation d'éléphants à Hwange contribue à rendre la situation encore plus dramatique.
En 2012 dans le parc national de Hwange, pour la seconde année consécutive, la pluie qui arrive vers le 15 novembre en moyenne, est arrivée en retard d'une dizaine de jour. Ce fût le 26 novembre à Sinamatella et à des dates voisines +/- 2 jours dans les autres secteurs du parc.
Quelques images qui illustrent les résultats de la sécheresse implacable de 2012, prises à la mare de Masuma (crédit photo Steve Long):
N'hésitez pas à poursuivre votre soutien financier (facile via PayPal sur le site du Pic Vert), ce projet est un excellent investissement pour la biodiversité, que vous ne regretterez pas.
Accès à la page de la phase I du projet